Il y a encore des malentendus à lever dans le débat sur la souveraineté alimentaire, car il ne s’agit ni d’autarcie, ni de recette  toute faite, ni de concept nationaliste, ni d’opposition par principe au commerce. Ce qui est en jeu, c’est la possibilité de réguler le commerce, afin que l’agriculture paysanne qui nourrit la planète puisse continuer à jouer son rôle, et que les femmes et les hommes qui la pratiquent en vivent dignement.

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UNE PETITE CONTRIBUTION À DE GRANDES LUTTES

L’Agenda 2030 et ses 17 objectifs du développement durable (ODD) offrent une nouvelle perspective pour la coopération au développement dans la réalisation de la souveraineté alimentaire car ce vaste plan d’action prône des interventions aussi bien au Nord qu’au Sud, de façon cohérente et concertée. L’avenir de la souveraineté alimentaire en Afrique passe par la préservation de l’agriculture familiale paysanne, qui est flexible et a la capacité d’utiliser des ressources de façon durable. Si nous préservons l’agriculture paysanne, qui a un lien avec le sol et qui est adaptée aux spécificités locales, aussi bien en Europe que dans le monde entier, nous serons à même de surmonter toutes les crises.
Il y a encore des malentendus à lever dans le débat sur la souveraineté alimentaire, car il ne s’agit ni d’autarcie, ni de recette toute faite, ni de concept nationaliste, ni d’opposition par principe au commerce. Ce qui est en jeu, c’est la possibilité de réguler le commerce, afin que l’agriculture paysanne qui nourrit la planète puisse continuer à jouer son rôle, et que les femmes et les hommes qui la pratiquent en vivent dignement.
Aujourd’hui, de nombreuses organisations de coopération au développement — de petites associations comme de grandes ONG internationales — dont le cœur de l’action consiste à renforcer l’autonomie des populations- commencent à adopter le concept de la souveraineté alimentaire mais peinent à le traduire dans leurs actions. Malgré le foisonnement d’informations disponibles, le changement de paradigme de la sécurité alimentaire vers la souveraineté alimentaire demeure encore malheureusement une déclaration d’intention.
Par cette publication, nous, associations membres de la Fédération Genevoise de Coopération (FGC), regroupées dans une plateforme dédiée à la souveraineté alimentaire, espérons contribuer à une meilleure compréhension de ses enjeux, à mettre en valeur des expériences qui sont autant de leviers pour en réaliser les objectifs, sans oublier les leçons à tirer de certaines initiatives qui n’ont pas abouti. Ce processus collectif a été une source d’apprentissage très riche pour les membres de la plateforme et nous espérons que cette lecture donnera également envie de questionner les pratiques de coopération pour mieux soutenir les acteurs de la souveraineté alimentaire.

HUIT PILIERS FONDAMENTAUX DU DROIT À LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE.

Pour la souveraineté alimentaire

L'agriculture nous concerne toutes et tous

Droit de produire des aliments sains, écologiques et de proximité
Droit d'accès à la terre.
Droit d'accès aux semences et aux ressources naturelles.
Droit des paysans et des paysannes
Droit à une protection à la frontière / fin des subventions à l'exportation.
Droits d'accès à des marchés locaux, transparents, solidaires et rémunérateurs.
Droit de choisir qui produit quoi, où, quand, comment et pour qui.
Droit d'accès à des aliments sains et culturellement adaptés.